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Orientation

                         Les premières questions

S'il y a la moindre inquiétude prenez rendez-vous : 

  • chez votre médecin traitant 

  • ou chez un spécialiste (psychologue, psychiatre, orthophoniste, psychomotricien…)

  • ou CRA (Centre de Ressources Autisme) 

Vous pourrez alors être dirigé vers un parcours de diagnostic composé de plusieurs étapes 

Qu'elles sont les premiers signent d'alerte ?

Les signes de l'autisme pour les enfants de 0 à 6 mois

Les troubles des interactions sociales

  • Ne pointe pas du doigt ou pointe dans le but d’obtenir quelque chose en échange et non pas pour partager un évènement. Par exemple pointe un gâteau quand il a faim mais ne pointe pas un avion qui passe dans le ciel pour le montrer à ses parents

  • Semble ignorer les autres ou être craintif à l’idée d’entrer en contact avec eux. Cela peut passer pour de la timidité ou de la maladresse sociale

  • Semble préférer l’isolement, la solitude et peut être fatigué et/ou énervé s’il n’a pas ces temps sans interaction

  • Anomalie du jeu : absence de faire semblant et/ou d’imitation sociale (dînette, petites voitures…)

Troubles de la communication verbale et non verbale

  • Apathie : état d’impassivité, manque d’intérêt émotionnel ou social

  • Impression d’anormalité : bébé trop calme ou excité

  • Absence de babillage ou peu de vocalisation : le babillage est la forme de langage utilisée par les tout petits. Il consiste en la formation de sons syllabiques tels que « ba ». Le babillage est composé d’onomatopées et de sons simples

Autres manifestations

  • Anomalies ou retards moteurs, troubles de la motricité, anomalie du tonus, défaut d’ajustement : bébé mou, raide

  • Hypo ou hypertonie (hypo actif ou hyper excitable)

  • Troubles du sommeil, sommeil très insuffisant ou difficulté d’endormissement

  • Pleurs très fréquents sans raison apparente

Les signes de l’autisme pour les enfants de 6 à 12 mois

Les troubles des interactions sociales

  • Désintérêt pour les personnes (défaut du contact)

  • Ne répond pas à son prénom : quand les parents l’appelle le bébé ne tourne pas la tête vers eux ni ne manifeste de réaction

  • Intolérance au contact physique : n’aime pas être porté, pris dans les bras, cela peut déclencher des pleurs ou des mouvements de recul

  • Impression d’indifférence au monde extérieur : semble pensif et peu sensible à son environnement immédiat

  • Peu de réaction à la séparation

  • Absence de réactions joyeuses à l’arrivée des parents

  • Absence ou faible attention conjointe : c’est la capacité à partager un évènement avec autrui, à attirer et à maintenir son attention vers un objet ou une personne dans le but d’obtenir une observation commune et conjointe. Le pointage est un exemple d’attention conjointe. L’attention conjointe est liée au phénomène de la théorie de l’esprit

  • Attention difficile à fixer, regard difficile à capter voir évitement actif du regard

Troubles de la communication verbale et non verbale

  • Absence de geste d’anticipation : ne tend pas les bras quand on va le chercher, ne met pas spontanément les bras pour se rattraper en cas de chute

  • Pas d’imitation dans la communication gestuelle : faire « coucou », « au revoir », « bravo », « ainsi font font font »…

Comportements répétitifs et restreints

  • Sensibilité exacerbée aux modifications de l’environnement : changement de place des objets ou des meubles dans la chambre, introduction d’un nouveau jouet, changement de trajet pour aller au parc

  • Réaction paradoxale au bruit : peu ne pas réagir à un bruit fort juste à côté de lui ou au contrainte sembler sensible à des bruits à peine audibles.

Autres manifestations

  • Sensibilité exacerbée aux modifications de l’environnement : changement de place des objets ou des meubles dans la chambre, introduction d’un nouveau jouet, changement de trajet pour aller au parc

  • Réaction paradoxale au bruit : peu ne pas réagir à un bruit fort juste à côté de lui ou au contrainte sembler sensible à des bruits à peine audibles.

                                                  L’évaluation multidimensionnelle

l'Évaluation clinique se fait par un médecin coordinateur grâce :

  • au recueil de l’histoire du développement (témoignages de la personne ou de ses proches, observations de l’équipe pluridisciplinaire)

  • l’analyse des comportements 

Ce diagnostic médical ne suffit pas. Il doit être complété par un bilan fonctionnel qui se déroule simultanément et qui va permettre 

d'identifier le fonctionnement de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte grâce à une observation des comportements dans différentes situations : 

  • examen du développement : par un psychologue

  • examen du langage et de la communication : par un orthophoniste 

  • examen du développement psychomoteur : par un psychomotricien

  • au besoin, autres examens avec des éducateurs, des enseignants, des ergothérapeutes, etc.

Le bilan fonctionnel varie en fonction de la personne. Il est d’ailleurs réalisé avec la participation des parents et des proches pour s’adapter au mieux à chaque situation.
Les difficultés et les capacités de chaque personne autiste évoluant tout au long de sa vie, cette évaluation doit être régulièrement réactualisée.

il peut y avoir des Examens complémentaires pour identifier des maladies associées à l’autisme : 

  • bilan somatique avec examens visuels, auditifs, neurologiques, analyse du sommeil…

  • mais aussi bilans génétique, métabolique, immunitaire ou allergique, gastro-intestinal…

Si les maladies associées à l’autisme ne sont pas repérées, le handicap peut être aggravé. Cette évaluation doit donc se répéter régulièrement tout au long de la vie.

Plusieurs professionnels de santé ou structures peuvent être sollicités lors du parcours diagnostic : 

  • en 1re ligne : votre médecin généraliste ou pédiatre, votre PMI, votre médecin scolaire… quand vous commencez à vous poser des questions.

  • en 2e ligne : les CMP (centres médico-psychologiques), CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques) ou CAMPS (centres d’action médico-sociale précoce) de votre département pour réaliser les bilans avec les différents professionnels de santé (orthophonistes, psychologues, psychomotriciens…).

  • en 3e ligne : les centres de diagnostic. Ils interviennent sur les diagnostics dit « complexes ».


De plus, de nouveaux dispositifs sont opérationnels : les Plateformes de Coordination et d'Orientation (PCO) où il s'agit d’engager – sans attendre la stabilisation d’un diagnostic – l’intervention coordonnée de professionnels, dont des psychomotriciens, psychologues et ergothérapeutes, en plus des professionnels conventionnés, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), avec renvoi des comptes rendus du premier diagnostic au médecin prescripteur.
Ces interventions doivent permettre soit de lever le doute, soit de progresser dans le diagnostic tout en prévenant le sur-handicap.

© 2021 by Charlène, un progrès une victoire

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