Un progrès ,une victoire
“ÇA PREND UN VILLAGE POUR ÉLEVER UN ENFANT. ÇA PREND UN
ENFANT AUTISTE POUR ÉVEILLER LA CONSCIENCE DU VILLAGE”
« Je suis étrange, je suis original, je me demande si tu l’es aussi, J’entends des voix dans l’air Je vois que ce n’est pas ton cas et ce n’est
pas juste Je veux ne pas être triste,Je suis étrange, je suis original, Je fais comme si tu l’étais aussi, J’ai l’impression d’être un garçon dans
l’espace Je touche les étoiles et ne me sens pas à ma place , Je m’inquiète de ce que les autres pensent ,Je pleure quand les gens rient,
je me sens tout petit Je suis étrange, je suis original ,Je comprends maintenant que tu l’es aussi, Je dis ‘je me sens comme un naufragé’,
Je rêve d’un jour où ce ne sera pas un problème, J’essaye de trouver ma place, J’espère y arriver un jour, Je suis étrange, je suis original. »

Peut-on être indifférent à la différence ? Certainement pas. Tout existant est unique comme les empreintes. Nous sommes, tous, différents les uns des autres afin de permettre à l'existence de faire surface pour qu'elle puisse s'animer et prendre vie par la suite.
En effet, si on prend l'exemple des dessins animés, on s'aperçoit que c'est grâce à la répétition dans la différence qu'on arrive à donner la vie à une image. C'est en répétant la même chose, avec l'insertion d'un rien de différence, qu'on arrive à souffler le mouvement dans l'inerte.
La différence réside dans l'infiniment petit comme dans l'infiniment grand. Elle est indispensable à l'échelle individuelle, familiale, sociale, planétaire ou même existentielle. C'est elle qui nous permet de nous propulser vers l'avant indéfiniment. Elle avait aussi permis la naissance de l'univers, dont l'existence avait fini par engendrer la nature humaine qui poursuit, à son tour, son évolution en n'étant jamais la même deux temps de suite.
De même que le temps se répète et se suit sans se ressembler, l'ensemble de l'existence se répète en étant, constamment, différent. C'est là que réside le secret et la force de l'existence, dans la différence du semblable, dans le semblable de la différence.
C'est grâce à cette différence dans l'espace et dans le temps que les choses arrivent à prendre forme et à évoluer vers l'éternité en toute indifférence.

"Intéressez-vous à ce que je sais faire plutôt qu’à ce que je ne sais pas faire "
Comme n’importe qui, je ne peux pas apprendre dans un contexte qui me donne en permanence à penser que je ne suis pas bon et qu’il faut «me mettre à niveau». Me lancer dans quelque chose de nouveau si je suis quasiment sûr d’essuyer des critiques, fussent-elles « constructives », m’incite à refuser l’obstacle. Cherchez mes points forts et vous les trouverez. Il n’y a généralement pas qu’une «bonne» manière de faire les choses.
" Essayez d’identifier ce qui me fait basculer "
Mes colères, crises, peu importe comment vous les appelez, sont encore pires pour moi que pour vous. Elles se produisent parce que l’un ou plusieurs de mes sens sont surchargés. Si vous parvenez à comprendre ce qui les déclenche, vous m’aiderez à les éviter. Notez les heures, les contextes, les gens, les activités. Un schéma risque d’émerger.
Essayez de vous souvenir que tout comportement est une forme de communication. Il vous indique, lorsque les mots me manquent, comment je perçois mon environnement à un instant donné.
Aidez-moi dans mes interactions.
Je peux ne pas avoir l’air de vouloir jouer avec mes compagnons dans la cour de récréation, mais il se peut aussi que je ne sache pas comment engager la conversation ou participer à un jeu. Si vous incitez les autres enfants à m’inviter à leur jeu de ballon, j’en serai peut-être ravi.
C’est dans les situations de jeu structurées avec un début et une fin faciles à identifier que je me débrouille le mieux. Comme j’ai du mal à «décoder» les expressions faciales, l’attitude et les émotions des autres, j’apprécie que l’on m’indique au fur et à mesure comment me comporter. Par exemple, si je ris quand Émilie tombe du toboggan, cela ne veut pas nécessairement dire que je trouve cela drôle. C’est juste que je ne sais pas ce qu’il faut faire. Apprenez-moi à demander «Ça va?»
























